Lésions méniscales

Le ménisque est un fibro cartilage dont le rôle est principalement d’amortir, comme des semelles de chaussures, de protéger les cartilages du fémur et du tibia.
Compte-tenu de la forme arrondie du fémur, les ménisques sont importants dans la congruence articulaire, c’est-à-dire, à donner la stabilité du genou avec les ligaments croisés.
Le ménisque a une texture qui ressemble très naturellement au blanc de seiche et sa souplesse diminue avec l’âge.
Le ménisque est vascularisé et innervé, c’est-à-dire, nourri et sensible uniquement dans le tiers périphérique de sa structure.
Ses différentes propriétés, associées à sa vascularisation et son innervation, expliquent les différentes pathologies - principalement liées à l’âge - pour lesquelles le traitement sera complètement différent.

Trois types de lésions méniscales

1 - La lésion méniscale du sujet jeune

Consécutive à un traumatisme, elle est responsable de douleurs, blocages, et épanchements du genou sans réelle sensation d’instabilité.
Ces lésions méniscales sont de différents types, selon leur orientation. Elles sont transfixiantes (de part en part) et donc potentiellement instables ou non transfixiantes et donc potentiellement stables.

De ces différents types de lésion va dépendre le traitement.
En effet, compte tenu du rôle très important des ménisques, nous ferons tout pour conserver le maximum de capital méniscal et donc de diminuer à moyen et long terme les risques arthrosiques.
Pour conserver ce capital méniscal, aidé des différents examens iconographiques dont nous disposons comme l’IRM, l’Arthro-irm ou l’arthroscanner, en fonction de la lésion transfixiante ou non, nous réaliserons donc un traitement chirurgical le plus conservateur possible .
S’il y a une possibilité de cicatrisation à ce moment là, la suture méniscale sera de prime abord préférée, bien que cette suture méniscale sur genou stable marche moins bien que lors de la réparation concomitante du ligament croisé antérieur sur des genoux instables.

Si la lésion n’est pas réparable, la méniscectomie sera bien sûr partielle et la plus petite possible.

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2 - Les lésions méniscales « du second âge »

Intervenant vers la quarantaine ou la cinquantaine, souvent sans traumatisme, lors d’un accroupissement, lorsque l’on refait ses lacets, qu’on passe d’une position assise à debout... une douleur vive est ressentie du côté interne le plus souvent mais également externe du genou avec épanchement.

Les différents examens vont montrer la lésion et le type de cette lésion et nous ferons tout ce qu’il est possible pour éviter un geste chirurgical sous peine de décompenser une arthrose sous jacente.
Lorsque ce geste de méniscectomie devra être réalisé sur une lésion transfixiante et instable, il sera bien sur réalisé à minima et suivi éventuellement dans les semaines suivantes d’une visco supplémentation ou injection d’acide hyaluronique si le bilan articulaire cartilagineux montrait des lésions de grade II, III ou IV.

Le traitement des lésions méniscales stables et non transfixiantes sera les injections de corticoïdes dans le mur méniscal incriminé, le plus souvent interne, avec une réalisation le plus souvent sous échographie pour localiser la zone douloureuse et précise du mur méniscal.
Cette infiltration sera suivie d’une douleur pouvant s’accentuer pendant les deux ou trois jours suivants. Il faudra s’aider de glaçage et reprendre progressivement ses activités.
Si dans les semaines ou mois suivants, le genou redevenait douloureux avec épanchements et blocages, il faudrait revoir le chirurgien pour envisager l’éventualité d’un traitement arthroscopique.

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3 - Les lésions méniscales du troisième âge

Sont le plus souvent couplées à l’arthrose qu’elle soit fémoro tibiale interne ou externe et sont le moins possible chirurgicales puisqu’elles décompenseraient à coups certains une arthrose sous-jacente.